mercredi 30 novembre 2011

Dhampus, ce matin 6 heures, ultime adieu au Dholaghiri (8167 m), point culminant de ce concentré d'arêtes de la région des Annapurnas. La forêt à quelques mètres bruisse de chants d'oiseaux invisibles. Lentement, l'aube démasque la silhouette des géants qui émergent tels des icebergs. Les étoiles sont encore visibles et à l'opposé sur l'horizon, une traînée orange annonce l'arrivée imminente du soleil. En quelques minutes le massif passe du bleu au mauve puis, lorsque les premiers rayons solaires caressent sa cime, s'embrase littéralement d'orange et de rouge.
on ira, où tu voudras quand tu voudras...

La journée commence, nous sommes à 1200 mètres d'altitude et redescendons en 2 heures de marche vers la ville de Pokhara ; les souvenirs de cette semaine de trek se bousculent alors...

...Veille du trek : l'unique sac à dos autorisé est ficelé tant bien que mal. Un bon steak pour chacun puis on tergiverse sur l'heure du réveil à venir mais, réflexion bien inutile car à 4 heures du matin, réveil en fanfare par les vomissements de Lazare : le steak népalais, la petite faiblesse qui nous perdit...
pour nous le steak, c'est terminé!!!

On arrive au petit matin à l'arrache, l'air faussement détendu pour la rencontre avec nos porteurs, une bombe virale dans notre besace. Kebal et Tula, tous deux 25 ans , ont une bonne bouille engageante, notre rayon de soleil!

Le taxi s'élève au dessus de Pokhara.Après une heure de virages, ce sont Malo et Lazare qui vomissent environ 5 fois chacun; nous sommes à court de sacs plastiques et le volant du taxi est baptisé...Pas l'ombre d'un début d'énervement de la part du chauffeur , qui compatit.

On arrive finalement au point de départ, peu confiants pour les heures à venir, mais il n'est plus temps de reculer.

Adieu la civilisation...Aux premières foulées, le regard perplexe des porteurs se fixe sur les crocks de Juliette.On comprend vite qu'il faut investir dans une paire de chaussures un peu plus tout terrain.
Kebal et Djoudjou,adaptation népalaise de Roméo et Juliette

Le chemin remonte le long d'un cours d'eau virant au torrent pendant 2 jours de suite. Bonne mise en jambes pour ce début de trek avec une journée à 1200 mètres de dénivelé pour accéder à Ghorepani (2800 mètres) On loge dans une des nombreuses guesthouses qui jalonnent le trek, roots mais au sec...
On alterne shorts et tee-shirts le jour avec double polaire, gants , bonnet et collants la nuit ; il gèle alors et le vent est glacial.
Le troisième jour, lever 4h30 pour gravir dans la douleur et de nuit, en une heure, les 400 mètres de dénivelé qui nous séparent de Poon Hill.
A l'arrivée , c'est le choc : de ce promontoire splendide , on attend le lever du soleil qui va nous réveler cette forêt de sommets de 7000 à 8000 mètres. Le torticolis n'est pas loin tant notre regard essaye de tout saisir. Les pics paraissent à portée de chaussures et pourtant sont à 10 km à vol d'oiseau et 5000 mètres au dessus de nos têtes.
lever de soleil sur le clemappurna (165 cm)
riz au lait

Les journées de trek sont bien rytmées : lever à 6 heures avec le jour, on enchaîne petit dèj, rangement de sac puis c'est parti pour environ 7 heures de marche; à 16h, un brin de lessive, notre élan vers la douche est souvent refroidi par la température de l'eau puis c'est l'heure de LA commande. En effet , on consulte 3 fois par jour le menu qui restera le même du début à la fin du trek afin d'essayer , mais en vain, de dénicher un plat qui nous sortira de l'éternel trio omelette, frites, pancake...
Une lecture familiale d'un chapitre du fabuleux récit d'Herzog sur la conquête de l'Annapurna en 1950 annonce le coucher des enfants à 19 heures. Quant à nous, malgré notre lutte quotidienne, on ne verra jamais 20 heures sur notre réveil.
Daal bhaat,matin,midi et soir et sans les pieds


Les jours suivants , on alterne entre paysage junglesque et monts zébrés de rizières et de fermes où Lazare arrache les poils de tous les animaux ( veaux, buffalos, chevreaux, poussins ,biquettes, chatons tout y passe). La forêt regorge de différentes espèces de singes qui se laissent approcher malgré notre discrétion légendaire. Qui dit singe dit pont de singe et forcément , çà balance...Vertigineux, s'abstenir!
tarzan la banane
va-t'y tenir ou ben non...


C'est assez fascinant de combiner une marche dans la jungle avec de temps à autre des trouées sur le "toit du monde". Nous n'aurons pas le privilège de croiser un des léopards qui y évoluent, mais on attend d'être sur un éléphant pour s'y risquer...(cf prochain épisode)
Régulièrement, lorsque les clochettes tintent, c'est l'annonce d'une lignée de mules , chargées à bloc, qui dévalent les pentes sans complexe. On a juste le temps de se plaquer sur le flanc de la montagne afin d'éviter de redescendre plus vite que prévu au fond de la vallée...
Machhapuchhare 6997 m
une bande de thons remontant la montagne...

Au 6è jour, nos guides nous ont promis une baignade dans des sources d'eau chaude : sensation inconnue depuis un mois ; on en rêve la nuit. Quand le grand jour arrive, on en profite à fond , l' eau est à 40° et le bassin dans lequel nos muscles se délassent jouxte un torrent glacé. C'est le bonheur et aussi l'occasion de se laver sous une douche chaude après 5 jours à dormir habillé...
dysneyNépal



Dans les villages loin de tout,c'est toujours le même quotidien : travaux des "champs" d'une superficie de quelques dizaines de m² , entretien du potager, tissage, élevage de quelques volailles ou chèvres. Dans cet environnement, surgissent des enfants tous en uniforme (jupes cravates chemises toujours impeccables...), courant en tongs vers leur école souvent à une bonne heure de marche , ou encore un vendeur de biscuits sur un fauteuil roulant condamné à rester en pleine pente sur ses 10m² de terre. On rencontre aussi l'ambulance locale : une chaise fixée sur le dos d'un homme, sur laquelle est bringuebalé le blessé. Le porteur à bout de souffle fait quand même la sirène en Népalais (tu tout tut) pour dépasser les mules et autres porteurs croulant sous le poids de leur charge.
paille ambulante,magie-magie



Et nous, on marche sans heurts avec nos 2 véritables animateurs de colo qui finissent par chanter avec nous,"pirouette cacahuète" et "la souris verte". Ils ont rebaptisé les enfants : Detoambro(aîné en népalais), Maïlo (cadet), djoudjou et Lazargh. Titouan et Malo enfilent les kilomètres comme des sherpas sans broncher. On a eu la chance de partager cette semaine avec 2 porteurs en or, le coeur sur la main et "la banane" en permanence ; Ils ont rendu le trek à la fois ludique pour les enfants et intéressants pour nous en matière de connaissance sur la région et sur les Népalais.
début d'une grande carrière
l'essence locale
un guerrier maoïste égaré


A l'heure des "Au revoir", Titouan verse sa petite larme mais rendez-vous est pris pour lui dans 9 ans et 10 jours pour l'ascension du Machhapuchhare (6997 m) jusqu'alors non conquis...
Et maintenant place à la glace à la fraise et au yaourt à la banane sans modération!!!!!
On se requinque quelques jours à Pokhara avant de partir voir les éléphants dans le sud du pays à la frontière de l'Inde.

A bientôt
Vadrouiselli
fais dodo...

colère devant l'Annapurna Sud

fabricant de collier
un nouveau p'tit frère

mardi 22 novembre 2011

Pokhara, 200 000 habitants, ville détendue :  nous voici depuis 8 jours dans une  maison hyper confort prêtée par un Népalais avec un petit jardin au calme où Lazare peut s'exercer à la propreté sans beaucoup de succès pour l'instant...Bon , petites pannes d'électricité de temps à autre parce qu'on est quand même au Népal et eau froide parfois tiède les jours de chance mais sinon, le besoin d'espace est assouvi pour chacun d'entre nous dans cette maison.

Pokhara est traversée de tout son long par une gorge au fond de laquelle se déchaîne une rivière ; sur le pont qui l'enjambe, les touristes népalais se ruent sur Titouan et Malo et dégainent leur appareil photo, pour s'immortaliser à coté de leur frimousse! Nos 2 héros trouvent que c'est très difficile d'être une star ; de leur  côté Juliette et Lazare apprécient que la roue tourne un peu parce que eux subissent les assauts des Népalais depuis le début du voyage...

Séquence frisson: premier contact avec le grand lac de Pokhara (Phewa tal), par le biais d'une promenade familiale en barque qui nous a emmenés le long des rives d'aspect plutôt junglesques. Titouan, Lazare et Nico sont allés affronter la forêt tropicale qui plonge dans le lac et ont fait une drôle de rencontre : pas de tigre ni de singe comme nous l'avait prédit un paysan du coin mais ???? A vous de trouver d'après la photo des pieds de Titouan.
photo quizz 1

Le lot pour les gagnants des 2 photos quiz sera un bon plat népalais confectionné par nos soins à notre retour!! Miammm...

2ème photo quiz:indice:ne partez pas sans votre lampe de poche...
photo quizz 2


On prend connaissance du vieux Pokhara, où s'animent comme dans toutes les autres villes  du pays les travailleurs, acharnés sur leurs outils. Très agréable de voir toutes ces activités pratiquées "en plein air" à la vue de tous les passants; ici , on partage son quotidien avec ses voisins!

La religion est présente partout au Népal. Tous les matins, les femmes hindoues se promènent une assiette à la main, garnie de quelques fleurs , riz et fruits qu'elles apportent au temple afin de rassasier les dieux et de ramener à la maisonnée des nourritures bénies.
Les vaches sont sacrées chez les hindoues, elles se promènent où elles veulent et les tuer peut vous mener en prison. On a juste le droit de profiter de leur lait.Ces mammifères connaissent parfaitement le code de la route népalais puisqu'ils paissent tranquillement au milieu des routes et ont pris l'habitude de marcher tout droit, quoiqu'il advienne. Cela explique que tous les véhicules les frôlent sans trop craindre d'embardées de l'animal, joli slalom!!
Visite du musée consacré aux soldats népalais (ghurkas), réputés pour être de redoutables combattants et intégrés pour certains dans l'armée britannique, suite à un vieil accord du XIXè siècle: les Népalais avaient préféré négocier cela  avec les Anglais présents en Inde, plutôt que de perdre aussi leur souveraineté.Ils sont donc toujours impliqués dans les conflits actuels où l'ONU et l'OTAN jouent un rôle. Les garçons sont passionnés par ces différentes scènes de guerre : des Népalais dans les tranchées de Verdun!
Le repos hebdomadaire a lieu le samedi au Népal; on a eu notre premier contact avec l' Eglise via un Népalais rencontré dans la rue.

On se retrouve dans une petite "maison" qui fait office de chapelle avec un autel "home made", quelques crucifix et représentations de la Passion du christ, le sol est recouvert de bouts de moquette et pour le grand bonheur de Nico, trône dans le fond, une batterie ''Leader Price''qui n'attend que des musiciens pour s'exprimer.  Nous sommes 6 adultes et 7 enfants et il n'y a pas de prêtre donc on partage un moment de prière  avec cette famille anciennement bouddhiste et convertie au christianisme il y a 10 ans. L'homme qui anime la rencontre, avait trekké avec un coréen chrétien qui possédait une Bible; ils ont prié ensemble et en rentrant , il y a eu une guérison dans sa famille. Il a ajouté:"I read the Bible and I believed!"  Il est du coup assez remonté contre la réincarnation, le culte des idoles et l' "ignorance" des Népalais concernant la religion chrétienne.
Comme beaucoup de Népalais , ce trentenaire, père de famille né dans les montagnes,  va partir 2 ans travailler aux Emirats Arabes Unis pour subvenir aux besoins de sa famille. Il faut dire que le pays est loin d'offrir à tout le monde un travail rémunérateur et même s'il semble y avoir des signes de modernisation ici et là (notamment téléphonie mobile, i-phone, etc...),c'est encore bien le tiers-monde au Népal.

Dans toutes les communes népalaises, du village de 50 habitants à la mégalopole de 6 millions,  une maison sur 10 est une épicerie, certaines avec une pièce consacrée, mais pour une bonne moitié, c'est une petite fenêtre où l'on vend  exactement les mèmes produits que quelques mètres plus loin (chips, biscuits,alcool, quelques fruits et légumes et... les bonbons).
Une Française venant au Népal depuis 43 ans et s'occupant d'un programme de réinsertion et de scolarisation d'enfants des rues nous a confié qu'elle n'avait vu aucun changement concernant la qualité de vie, la scolarisation, la santé, l'isolement géographique des  régions rurales et est pessimiste pour l'avenir proche car le gouvernement n'axe pas du tout sa politique sur l'éducation et la santé.  Certains enfants des campagnes, à bout de violence domestique, s'échappent, grimpent dans un bus et partent vers l'Eldorado : Kathmandou. Là, souvent les traffics en tous genres fleurissent (sexuels, toxiques...) et seuls certains en ressortent, après des années ...
                                                                                             
Pour revenir à des choses plus gaies, après une semaine d'attente, ça y est, on a vu l'Annapurna et ses acolytes se disputer les hauteurs de l'atmosphère népalotibétaine et ça change la vie!!! Du coup, on s'est refait un petit tour sur le lac pour admirer ce paysage unique mais cette fois-ci d'un giga pédalo avec baignade en prime avec les poissons du lac. Good fun, good sensations!! On est chauds bouillants pour trekker... Départ lundi 21 pour 8 jours (désolée, LA webmaster a un peu de retard...).

Merci pour tous vos petits commentaires et mails qui nous permettent de rester en lien avec  le vieux continent, ça fait bien plaisir!!

Vadrouilleselli


on répare son filet au bord du lac








lundi 14 novembre 2011

En direct de Pokhara home B14

Forts de notre expérience dans le "tripot" de Bhaktapur, on tente justement un coup de poker. Le temps étant couvert soit par la pollution soit par les nuages, nous n'avons pas vu un cm² de neige alors on se décale 15 km à l'Est : Dhulikel, autre bourgade de la vallée de Kathmandou.
Nous voici à la Shiva guest house: 2 chambres avec vue sur Himalaya et un ciel limpide , on a gagné !!! Perruches et aigles remplacent avantageusement les klaxons qui rythmaient nos nuits...
Cela fait quand même quelque chose de voir le toit du monde.

Juliette trouve que ça ressemble à des petits tas de farine, Titouan et Malo se jettent sur leur appareil photo et Lazare fête ses 2 ans  au milieu d'un gâteau de bonbons et d'un cadeau mythique : le petit helicoptere made in India; boum familiale dans la chambre le soir, grosse ambiance !
On n'a pas eu besoin d'aller consulter l'astrologue du coin, profession indispensable  pour déterminer la date d'anniversaire car les Népalais de cette région fonctionnent sur 3 calendriers : l'européen (solaire), le népalais (lunaire) et le newar, l'ethnie locale ( luni- solaire).
L'activité récurrente de la saison est l'écossage du riz,dehors sur les petites places: autour d'un gros tas de riz, 4 personnes éventent les écorces à l'aide d'eventails ronds en paille, aidées par le vent ou... un sèche-cheveux; les grains de riz, plus lourds, eux ne bougent pas.
Première distribution d'argent de poche: 20 roupies pour les grands, une roupie pour Juliette,et achat empressé de bonbons, ils savent discuter nepali quand ça les intéresse...
Randonnée sur les hauteurs de Dhulikel jusqu'au Namobouddha, énorme monastère bouddhiste perché dans un endroit splendide; ce doit être universel chez les moines de trouver des lieux au top. La méditation,ça ne se pratique pas n'importe où. L'intérieur est très rococco; couleurs flashy à gogo... Demain , c'est la pleine lune et l'anniversaire  de Bouddha, 20000 personnes sont attendues au monastère.
Nico a eu son petit craquage artistique durant cette rando et  acquis  un couteau en corne de vache et en metal sculpté. Notre coutellier nous a fait visiter son atelier, situé dans sa cuisine : une pièce en terre battue avec un foyer integré dans le sol et quelques outils (ciseaux) dont une roue de vélo fixée sur un axe (pour limer la corne?), il en sort des merveilles !
Cet objet s'ajoute aux 2 toiles d'un peintre de Kathmandou (Gyanmani) acquises par Clémence .Il faut croire qu'on prend nos aises à mesure que le stock de couches diminuent dans les valises...
Descente en bus assez colorée: musique techno assourdissante, pare brise arrière en feuille de plastique, bondé avec au bas mot 20 personnes sur le toit, le tout sur une piste 4*4, avec Titouan et Malo qui envoient, hystériques, des "namaste" à tous les passants. Au bout d'une demi-heure de bondissements on sent le siège qui s'est déplacé de 20 cm. Petite pause à mi-chemin de quelques secondes devant une maison, le temps pour le chauffeur de se faire apporter à la fenètre une cruche qu'il boit d'un trait,  franchement alcoolisée vue l'haleine (Clémence située à coté de lui en a apprécié l'efficacité sur le sommeil des 2 petits...).

12 novembre:
Lever 5H40 pour Pokhara dans une magnifique jeep avec plus de place qu'il n'en faut ! Le luxe ! On crâne un peu, les 2 grands sont aux anges et on s'imagine déjà arrivés pour la sieste à notre destination. Mais à l'arrivée à Kathmandou,en plein "autoroute"... embrayage cassé, voiture plus avancer.

Donc pose photo, profitez :




Lazare a trouvé sa vocation : contortionniste

dure dure la vie d'écolier



service d'ordures de kathmandou

 1h puis 2h puis 3h puis 4h plus tard, voiture réparée... Il est 18h30, Pokhara... nous voilà !

lundi 7 novembre 2011

Népal - étape 1

L'enfer! L'enfer, c'était un peu ce qu'on se figurait de l'arrivée à Kathmandou dans une ville étouffante et nerveuse.Accueil à 23 heures par le taxi de l'hôtel avec...6 colliers d'oeillets d'Inde adaptés à la taille de chacun dont il nous décore avant de prendre une route littéralement cabossée , encombrée de chiens errants faméliques et de detritus .Regards crispés des enfants....Au matin, heureuse surprise pour nous en découvrant cette ville de Bodnath jouxtant Kathmandou qui abrite en son sein le plus grand temple bouddhiste du Népal:imaginez la place de l'étoile avec en guise d' arc de triomphe un temple au dôme blanchi à la chaux sur lequel on peut marcher et s'élevant à 50 mètres de hauteur (selon Nico)ou 25 mètres (selon Clémence),lui-même surmonté de 4 paires d'yeux du "monsieur" comme l'appelle Juliette, soit Bouddha.A la base, aucune voiture mais des fidèles venant de plusieurs ruelles tournent religieusement dans un flot autour de l'édifice dans le sens des aiguilles d'une montre, de sorte qu'il faut 10 minutes pour récupérer une éventuelle barrette tombée à terre.Cet endroit a repris vie depuis  l'afflux des Tibétains au Népal après l'invasion des Chinois à la fin des années 50.
Vécu difficile pour Titouan de la mendicité et des infirmités toujours interpelantes mais nos soins de psychothérapie ont semble-t-il été efficaces comme en atteste la phrase de guérison de l'intéressé:"Maman,j'ose pas te le dire mais.......est ce que tu peux arrêter de me demander si çà va?"
On se rend donc à un quart d'heure de marche au plus grand temple hindou du pays parce qu'il ne faut pas faire de jaloux.C'est un grand parc (apprécié des singes) ,parsemé de temples, traversé par une rivière où se tiennent les funérailles hindoues.Nous avons pu assister aux rituels mortuaires: devant de nombreux bûchers en flamme, un nouveau corps est en partie immergé dans la rivière sacrée ,le fils aîné préside la cérémonie et après différentes prières et  "gestes purificateurs",a lieu la crémation.
 Pas évident pour nous de saisir toutes les subtilités de ces 2 religions et leur mélange au Népal et encore moins de transcrire tout çà pour les enfants!
En attendant, nous voici arrivés à Bakthapur à 15 km de Kathmandou après une heure de route défoncée dans le taxi le plus customisé du pays (7000 km au compteur,volant en cuir, 8 rétroviseurs, sièges magnifiquement rembourrés-autant dire l'exception du parc automobile rapiècé de ce qu'on a vu du Népal).Le bas de caisse a "pris cher" avec nos 5 valises réparties entre le coffre, le toit et les genoux de ceux qui n'avaient pas déjà un enfant dessus.
Bhaktapur est une sublime ville de 30000 habitants où les places pavées de briques rouges s'enchaînent indéfiniment et abritent des temples monumentaux qui se répondent les uns aux autres sur près d'un kilomètre.Les sculptures sur bois et sur pierre d'animaux,de divinités,de représentations du Kama sutra , sont omniprésentes des plus gros piliers des temples à la moindre lucarne ou porte des habitations:un JOYAU!
Et pour ajouter au pittoresque,on a déniché un joyau d'hôtel avec le 3 en 1 ou comment se doucher, se soulager et se brosser les dents dans moins d'1m².Un Français présent dans la guesthouse depuis 3 semaines nous avait également  annoncé au passage:"Vous verrez,l'ambiance de l'hôtel est super sympa ,il y a juste des activités un peu obscures au deuxième étage!".Nuit blanche pour Clémence à traquer l'hypothétique réseau de pédophiles entre notre chambre et celle des enfants juste en face.En fait, les "clients" que nous avions vu monter avec des grosses liasses de billets ne faisaient que....jouer;un tripot, un simple petit tripot...
Et pour finir un petit proverbe népalais qui résume bien la condition féminine au Népal:"élever une fille, c'est comme arroser le jardin de son voisin".
Nous vous laissons méditer sur cette phrase...


Vadrouiselli

Juliette, coqueluche de la famille

quand l'ecorce abandonne le grain

la réincarnation est proche....


bakthapur

le monsieur Bouddha

un bon bain,ça fait du bien!

vendredi 4 novembre 2011

Petit bonjour du webmaster

Bien le bonjour,

Juste un petit mot du webmaster en direct de Hong Kong (ils délocalisent tous leurs services, pas de petites économies ! pas bête la guêpe) pour vérifier que le blog marche bien... Marche-t-il ?

Et si on rajoute des couleurs, c'est cool ?



Et des images ?




Test 1-2 test

kathmandou-bakthapur