dimanche 25 décembre 2011
mercredi 21 décembre 2011
Les AVENTURIERS de la DENT PERDUE
Chers amis, vous allez maintenant entendre la fabuleuse aventure de la dent perdue.
Vous saurez que l’histoire sera finie lorsque vous entendrez le bruit cristallin de la dent de Malo tombant au fond de son verre : glinglinglin !! Mais sans plus tarder, commençons…
Il était une fois, dans l’extrème Sud de Nouvelle-Calédonie, le pays de la tribu des "pieds-rouges " (nom originaire de la terre ocre colorant tout ce qui s’y frotte).
Un beau jour,Malo,un membre de la tribu, partit plonger à la recherche de quelques pépites d'or.C'est alors qu' après une apnée prolongée , il sentit un claquement sec dans sa machoire et un espace vide dans son sourire déjà entamé. Sortant en hâte de l’eau, il ressemblait à cela !
Pris d'une soudaine angoisse, il hurla comme il sait si bien le faire:« A l’aide! Au secours, ma dent! Je meurs!! ».
Les quelques chercheurs d’or sur zone, pour la plupart évadés du bagne de Prony, accourrurent. Un dénommé Titouan se mit à creuser le sable comme un chien à la recherche de son nonosse, mais sans succès!
Les 2 compères sondèrent un à un les trous d’eau, en vain…
Deux ancêtres vénérés de la tribu et édentés eux aussi, décidèrent de venir en aide au Malo. Après tout,ils avaient aussi besoin de dents…et puis, "l'union fait la force"!
Jean-Jean , un jeune sorcier local, leur suggera de faire le sacrifice d’un reptile pour amadouer les esprits . Après une lutte sanglante, l’animal expia et les esprits vinrent habiter les arbres alentour.
Un premier s’aplatit au sol devant nos amis en leur soufflant : « Respectueux hommages » et leur indiqua le chemin à emprunter.
Un banian ensevelit en quelques secondes un muret pour éviter que nos 4 aventuriers s'égarent dans la forêt les remettant ainsi dans la bonne direction.
Les arbres-béquille (palétuviers), sentant la tension végétale monter et n'écoutant que leur courage, préfèrèrent prendre la poudre d’escampette…
Nos 4 amis apeurés devant un tel déchaînement de la nature cherchaient eux aussi à s'enfuir de cette forêt maudite quand, soudain, Juliette entendit une voix ténébreuse retentir. Derrière elle , un arbre à visage humain l'attira près de son tronc et lui sussura quelques mots à peine audibles .
Juliette tendit l’oreille et tenta de retranscrire tant bien que mal à ses compagnons les précieux indices délivrés par le végétal. Dans un silence de mort, elle prononça, terrassée par l'enjeu ,les mots suivants: « Noyée,Noyée, Bleue,bleue ». Le tronc animé ajouta plus fort pour tous:" Gourde mineur danger!!!! "
Les mines déconfites par ces éléments mysterieux et d'un piètre secours, les 4 mousquetaires continuèrent leur route.
Les mines déconfites par ces éléments mysterieux et d'un piètre secours, les 4 mousquetaires continuèrent leur route.
Au loin, ils aperçurent l'usine de nickel exploitée par la tribu ennemie voisine et l'imagination de Malo se mit immédiatement en branle:"C'est ici! Ils sont en train de récupérer tout l'ivoire de nos dents pour enrichir leur nickel !'' Titouan interrompit son délire sans aucun rapport avec les indices.
De toute façon, il aurait fallu s'appeler Mc Giver pour retrouver une dent dans toute cette tuyauterie.
Ils quittèrent alors la baie de Yaté qui ne leur apparaissait d’aucun secours.
Ils aboutirent alors à un lac bordé de latérite et leur motivation s'en trouva décuplée. Se répétant « Noyée, noyée, Bleue ,bleue », ils traversèrent l’étendue d’eau .
S’offrit alors à eux un réel paysage de désolation : des troncs d'arbres blancs comme figés depuis le temps des dinosaures, semblant attendre le prince charmant pour se réveiller bordaient la rivière quasiment desséchée en cette saison.
La Forèt Noyée, c’était donc cela la piste indiquée par le totem !
Mais pas un âme qui vive. Malgré les 30°C, l’air est glaçant.Cependant,après un slalom à travers les troncs mort-vivants, ils tombèrent nez à nez avec un troupeau d'oeufs de Pâques broutant une feuille . Lazare osa un:« Bleue,bleue ? »
« Mais oui, vous entrez sur le domaine de la Rivière Bleue, leur dirent-ils!
Nos 4 amis étaient survoltés mais aussi tenaillés par la faim et la soif, et une mutinerie éclata.
Au détour d’un chemin , Juliette affamée s’apprêtait à mettre sa main dans un magnifique panier rouge pensant y trouver quelque fruit tropical.
Malo reconnut soudain la gourde du mineur et eut tout juste le temps d’éviter que la plante carnivore ne dévore le bras de l'imprudente, ouf !
L’équipe reprit prudemment sa progression vers la Rivière Bleue mais pas le temps de se remettre qu’une salve de mitraillette retentit.
Ils reconnurent Luke et Paolo, leurs cousins ,qui proposèrent de leur servir de protecteurs et de guides dans cette région qu’ils connaissent assez bien pour y être nés…
Lazare,stakhanoviste du galet, les retourna un à un , sans apercevoir la moindre ombre de dent.
Sur un gros rocher , une inscription retint leur attention : « Au fond » .
Ni une ni deux , tout le monde se mit en tenue pour passer à l'action.
Sans hésiter , Lazare se proposa de tenter le grand plongeon et s’élança d’une diziane de mètres au dessus de la rivière. Mais un déclenchement intempestif de ses air-bags l’empêcha de descendre au fond.
Titouan ,après réflexion , devrait y parvenir. Il s'élanca le long de la paroi rocheuse glissante comme un toboggan. Bonne rigolade mais le fond de l’eau les narguait toujours.
Il dut prendre le risque de sa vie. A près 15 minutes de préparation mentale intense, il s’élançà d’aussi haut qu’il le put et hooooooooooooooooooooo après plusieurs minutes de chute libre,
Titouan disparut sous l’eau . Les amis retinrent leur souffle puis quelques bulles remontèrent à la surface.
Titouan sortit la tête de l’eau et offrit ,victorieux, la dent placée pour l'occasion dans son écrin d'orchidée.
Malo retrouva enfin son sourire et raconta tout à sa maman jusqu'ici occupée à concocter un magnifique gâteau pour l'anniversaire de Titouan.
Tous nos amis se retrouvèrent le soir venu autour des 9 bougies de Titouan pour se remettre de leurs émotions du jour.
et puis la nuit tombant, tous se noyèrent dans les songes paisibles… de la Rivière bleue.
GLINGLINGLIN
mardi 20 décembre 2011
SYDNEY PARADE
Arrivée confirmée dans la civilisation...On retrouve nos marques d'occidentaux et on flane dans les rues qui arborent enfin leurs décorations adéquates pour un mois de décembre : les yeux des enfants s'écarquillent devant la grande crèche qui trône devant la cathédrale et c'est parti pour les chants de Noël!!
Il y a même un grand sapin dans l'auberge de jeunesse où on dort ( eh oui, on n'a pas peur du ridicule mais on a quand même pris un petit coup de vieux là-bas... )
Petit pélerinage au mythique opéra de Sydney, première glace du voyage pour les enfants qui rugissent de plaisir!
Pendant que Nico se remet du décalage horaire (et d'un petit virus importé d' Asie) pendant la sieste des petits, on part à effectif réduit pour faire un peu de culture : la newsouthwales art gallery nous révèle tous ses secrets avec en prime une petite ouverture sur l'art contemporain qui nous a fallu bien des fous rires! Titouan et Malo ont fini par conclure que tout ce qu'il pouvait faire eux-mêmes, ce n'était pas de l'art...J'ai donné mon accord pour cette définition qui paraît somme toute assez logique.
Le soir, on retourne dans le jardin botanique pour partager des pizzas avec les chauves souris et les cacatoès avant de faire un dernier adieu à l'opéra et la baie de Sydney.
Trop court séjour à Sydney mais il fallait faire des choix et heureusement , la Nouvelle-Calédonie nous attend!
dimanche 11 décembre 2011
Suite à une "petite" erreur organisationnelle m'incombant, nous voici pour un séjour un peu plus prolongé qu'une escale à Hong Kong city...
Qu'à celà ne tienne, à défaut d'avoir une femme dans chaque port, Nico y a toujours un frère! Donc nous voilà partis pour une petite journée à Hong kong en compagnie d'Arnaud! Incredible!!! Finalement, c'est bien plus sympa comme çà ; c'était même une honte de ne pas saluer le fréro alors qu'on passait deux fois par
Hong Kong.
Petit resto dans sa cantine préférée dont la cuisine ne nous dépayse pas trop par rapport au Népal et direction vers son lieu de travail pour que notre futur "shift boss" ôte son habit de chantier. Il revêt alors le costume de guide local pour touristes égarés avec en prime une visite de son appart bien sympa, même pas trop mal rangé malgré cette visite surprise, partagé avec 2 colocs DJ, high stars des nuits Hong Kongaises...
Merci le destin de nous avoir permis de partager ce moment avec notre expatrié et webmaster à ses heures (NDLR : Arnaud, webmaster???????? on croit rêver!!!!!! NDL'autre R: heureusement que je suis là pour remettre les photos centrées, et que je n'enlève pas les fond d'écran! Appelle moi Senior Webmaster, junior...) et surtout merci Arnaud d'avoir pris ton après-midi à l'improviste pour nous faire découvrir ta ville. Les enfants ne parlent plus que de toi!! (NDLR : vous leur avez dit que c'était grâce à moi que leur blog était tenu à jour?? ils ne parleraient plus que de mouâ si c'était le cas!!! NDL'autre R : continue ton travail dans l'ombre, tu auras sûrement ta reconnaissance un jour sûrement)
Qu'à celà ne tienne, à défaut d'avoir une femme dans chaque port, Nico y a toujours un frère! Donc nous voilà partis pour une petite journée à Hong kong en compagnie d'Arnaud! Incredible!!! Finalement, c'est bien plus sympa comme çà ; c'était même une honte de ne pas saluer le fréro alors qu'on passait deux fois par
Hong Kong.
Petit resto dans sa cantine préférée dont la cuisine ne nous dépayse pas trop par rapport au Népal et direction vers son lieu de travail pour que notre futur "shift boss" ôte son habit de chantier. Il revêt alors le costume de guide local pour touristes égarés avec en prime une visite de son appart bien sympa, même pas trop mal rangé malgré cette visite surprise, partagé avec 2 colocs DJ, high stars des nuits Hong Kongaises...
Merci le destin de nous avoir permis de partager ce moment avec notre expatrié et webmaster à ses heures (NDLR : Arnaud, webmaster???????? on croit rêver!!!!!! NDL'autre R: heureusement que je suis là pour remettre les photos centrées, et que je n'enlève pas les fond d'écran! Appelle moi Senior Webmaster, junior...) et surtout merci Arnaud d'avoir pris ton après-midi à l'improviste pour nous faire découvrir ta ville. Les enfants ne parlent plus que de toi!! (NDLR : vous leur avez dit que c'était grâce à moi que leur blog était tenu à jour?? ils ne parleraient plus que de mouâ si c'était le cas!!! NDL'autre R : continue ton travail dans l'ombre, tu auras sûrement ta reconnaissance un jour sûrement)
LE CARNAVAL DES ANIMAUX REVISITE PAR VADROUILLESELLI.
Personnages:les éléphants domestiques (Trompi et Trompette) , l'éléphant sauvage , le rhinocéros , le tigre du Bengale , l'ours lippu , le bison , le crocodile , les love birds , le paon , le marabout , le hibou , l'aigle , le python , les singes , le cerf, les perruches , les papillons... et l'homo sapiens sapiens Ambroselli et sa famille
Décor: l'ambiance est tropicale, le pourcentage d'humidité proche de 90 %,le village parcouru par des routes en terre cabossées, limitées par des habitations en pisé , se trouve au bord d'une rivière le séparant de la savane au premier plan puis de la jungle au deuxième.
Acte I scene I:
Le jour se lève , Trompi et Trompette discutent dans leur étable:
Trompi:" Encore une journée qui commence,vivement ce soir qu'on se couche. Ici , c'est toujours la même ritournelle : soit on nous prend pour des bucherons et des baudets pour ramener la forêt dans le village soit on se coltine les touristes qui montent sur notre dos sans rien nous demander , tout ça pour qu'ils voient "the wild life" comme ils disent!"
Trompette: "T'es toujours à te plaindre, toi. Ici on est logés , nourris ,blanchis,soignés et tout çà pour pas une cacahuète, alors...pour moi, le choix est vite fait!"
Acte I scene 2:
Arrive derrière un buisson , sans crier gare , le rhinocéros.
Trompi : "Ah! le voilà celui-là! Quel manque de grâce,quel corps pataud! Regarde moi ces cuisseaux, on dirait une armure en métal sculpté comme un chevalier du Moyen-Age partant au combat."
Trompette : "Et regarde sa tête, on dirait une tortue qui vient de se réveiller et encore après une mauvaise soirée!!"
Trompi : "Et ce ventre qui n'en finit pas, on se demande comment il peut courir si vite".
Rhino : "Hé les mauviettes , vous voulez un p'tit coup de corne pour vous rappeler la vie sauvage? Vous vous croyez donc si malins avec votre engin qui vous précède, vos oreilles décollées toutes fripées et vos défenses coupées par du travail de forcené? Vous ne feriez même pas envie à vos prédateurs!!
Trompette:" Retourne dans ta jungle, troubleur de fait, fainéant!"
Le rhino s'en va, imperturbable.
Trompi : "Le seul avantage qu'il ait, cet animal, c'est de détourner les objectifs photos de nous pendant quelques instants."
Trompette: "Tu veux dire qu'il nous vole la vedette, c'est intolérable!"
Acte II scène 1:
Nos protagonistes se retrouvent à la rivière pour le traditionnel bain quotidien.
Trompi: "Ah, le moment de bonheur du jour! Quel plaisir de s'asperger et de se rouler dans l'eau."
Tompette:" Moi, ce que je préfère, c'est quand mon maître me brosse ma peau fripée et mes longs poils à faire pâlir de jalousie les Portugaises.Un vrai massage népalais qui me donnent une nouvelle jeunesse.Ouh,ouh, ouh!!!
Trompi : "22 v'la le croco.Quel sang froid, celui-là!Comment n'a-t-il pas plus d'escarres à rester avachi sur la rive toute la journée durant, à attendre que le gibier se présente?"
Trompette:" En tout cas, je n'irai pas mettre la patte trop près de lui la nuit tombée, quand ce dentier d'acier se met à chasser. Il bouge peu mais quand il s'y met, çà dépote.... La vache d'hier soir n'y a vu que du feu."
On entend un claquement de mâchoires du crocodile qui ouvre un oeil rouge en direction des éléphants.
Croco:"Allez vous baigner ailleurs, c'est MA rivière ici!"
Et le croco de se rendormir aussi sec.

Acte II scène 2:
C'est l'heure du bal des oiseaux dans ce lieu où 500 espèces se partagent le ciel.En face de Trompi et Trompette, les love birds sont en pleine parade nuptiale.
Trompi : "Ils sont tellement ridicules, ces deux-là: pas une minute où ils ne soient pas scotchés l'un à l'autre à se faire des mamours sans que rien autour ne puisse les distraire."
Trompette: "Moi, je trouve çà plutôt magnifique. Regarde leur belle couleur marron-orangé, tranchant avec le blanc et le noir du reste de leur plumage. Ils rayonnent de bonheur ces deux-là!"
Trompi: "Ah voilà les cigognes qui trouvent l'hiver un peu dur ailleurs. Quel vol majestueux! Elles n'ont pas peur de tourner autour du croco, elles."

Puis arrivent à tour de rôle des martins-pêcheurs, des perruches d'un jaune flamboyant, des hérons et plein de petits oiseaux des marais.Des papillons multicolores visiblement réunis à l'occasion pour le concours népalais de miss ans mister papillon, virevoltent dans les airs.
Trompette : "Ils me donnent le tournis tous ceux là à me siffloter autour de la trompe.Viens,on se rentre!"
Acte III scène 1:
C'est l'heure de la promenade en éléphant pour la famille Ambroselli. Ils arrivent bien motivés pour se frayer un chemin sur Trompi, dans la jungle environnante. Armés de jumelles et d'appareil photo, ils s'accrochent tant bien que mal dans la corbeille prévue à cet effet et quand tout le monde a à peu près trouvé sa place, le départ est donné. Comme dans tout safari le silence est de mise pour espérer surprendre le tigre du Bengale en train de chasser.
Homo sapiens sapiens Nicolas: Chuuuuuuuuuuuuuuuut!
Homo sapiens sapiens Lazare : Efan, éfan, éfan, éfan,
Homo sapiens sapiens Malo : Chuuuuuuuuuuuuuuuut Lazare!
L'homo sapiens sapiens Lazare, inspiré par l'ambiance de la jungle et du rythme donné par le balancement de l'éléphant, pousse la chansonnette durant l'heure et demie de ballade suivante provoquant l'ire de ses congénères et de ses géniteurs... Leurs multiples tentatives pour calmer sa joie furent vaines...
Homo sapiens sapiens Clémence : "Regardez, un rhino! C'est énorme, c'est énorme, cette bête"
Famille d'homo sapiens sapiens : "Oh la la!!"
L'homo sapiens sapiens Lazare cesse de chanter : "ino, ino, ino"
Puis , tapi au fond des bois, se découvre un magnifique cerf orné de bois digne d'un roi de la forêt.
Homo sapiens sapiens Nicolas : "Oh regardez, je n'en ai jamais vu un d'aussi près". Derrière! Il y a un faon et une biche.
Homo sapiens sapiens Juliette:" c'est une famille de Bambi! Trop mignon!"
Les aigles veillent pendant ce temps-là au grain avec ce petit air supérieur bien caractéristique et regardent cette famille s'extasier devant ses voisins de forêt tout en les protégeant d'une éventuelle attaque du python qui s'en ferait bien un petit quatre heures...
Homo sapiens sapiens Titouan, expert en jumelles : "Des singes, des singes, des singes!!! Belle démonstration d'acrobatie de nos ancêtres!!"
Homo sapiens sapiens Malo : "Un paon, un paon qui s'envole!"
Homo sapiens sapiens Nicolas voit le tigre du Bengale partout mais est visiblement doué d'un 6ème sens car c'est le seul à l'observer. Idem pour homo sapiens sapiens Clémence qui, à force de rêver d'une rencontre avec un ours lippu, ne distingue plus rêve et réalité.
C'est l'engouement général à bord de Trompi l'éléphant resté dans ses pensées depuis le début et faisant le job machinalement.
Acte III scene 2
TROMPI se parlant à lui-même : "Quelle vie , mon Dieu, quelle vie!Ils ont l'air si heureux mes amis de la jungle sans humain pour leur dicter leur loi!
Une larme coule le long de sa joue et ses yeux se mettent à pétiller. D'un coup, Trompi trompette, faisant résonner son cri dans toute la savane environnante. Il se met à courir éjectant un à un les Ambroselli abasourdis devant un tel déploiement de force.
Se remettant de ses quelques contusions, la famille observe leur déserteur au loin. Homo sapiens sapiens Lazare s'est définitivement arrêté de chanter, le bec cloué par la scène à laquelle il assiste :
Un éléphant sauvage, d'une imposante prestance, surgit dans les herbes hautes. Trompi va à sa rencontre dans une course effrénée manquant de renverser au passage un troupeau de bisons. Nos deux protagonistes se tombent dans les pattes, enlassent langoureusement leur trompe et, dans le soleil couchant, disparaissent de la vue humaine pour vivre en paix.
Acte III scène 3
La famille d'homo sapiens sapiens rentre à pied, les larmes aux yeux devant la beauté de cette riche nature, toujours victorieuse de l'homme.
Le marabout les accompagne lors de leur retour à la civilisation et leur laisse méditer pour le soir sa pensée du jour : "La nature est à l'homme ce que la mer est au pêcheur : remplie de proies mais toujours prédateur..."
RIDEAU
Décor: l'ambiance est tropicale, le pourcentage d'humidité proche de 90 %,le village parcouru par des routes en terre cabossées, limitées par des habitations en pisé , se trouve au bord d'une rivière le séparant de la savane au premier plan puis de la jungle au deuxième.
Acte I scene I:
Le jour se lève , Trompi et Trompette discutent dans leur étable:
Trompi:" Encore une journée qui commence,vivement ce soir qu'on se couche. Ici , c'est toujours la même ritournelle : soit on nous prend pour des bucherons et des baudets pour ramener la forêt dans le village soit on se coltine les touristes qui montent sur notre dos sans rien nous demander , tout ça pour qu'ils voient "the wild life" comme ils disent!"
Trompette: "T'es toujours à te plaindre, toi. Ici on est logés , nourris ,blanchis,soignés et tout çà pour pas une cacahuète, alors...pour moi, le choix est vite fait!"
| Salut! |
| sacrée bête! |
Acte I scene 2:
Arrive derrière un buisson , sans crier gare , le rhinocéros.
Trompi : "Ah! le voilà celui-là! Quel manque de grâce,quel corps pataud! Regarde moi ces cuisseaux, on dirait une armure en métal sculpté comme un chevalier du Moyen-Age partant au combat."
Trompette : "Et regarde sa tête, on dirait une tortue qui vient de se réveiller et encore après une mauvaise soirée!!"
Trompi : "Et ce ventre qui n'en finit pas, on se demande comment il peut courir si vite".
Rhino : "Hé les mauviettes , vous voulez un p'tit coup de corne pour vous rappeler la vie sauvage? Vous vous croyez donc si malins avec votre engin qui vous précède, vos oreilles décollées toutes fripées et vos défenses coupées par du travail de forcené? Vous ne feriez même pas envie à vos prédateurs!!
Trompette:" Retourne dans ta jungle, troubleur de fait, fainéant!"
Le rhino s'en va, imperturbable.
Trompi : "Le seul avantage qu'il ait, cet animal, c'est de détourner les objectifs photos de nous pendant quelques instants."
Trompette: "Tu veux dire qu'il nous vole la vedette, c'est intolérable!"
Acte II scène 1:
Nos protagonistes se retrouvent à la rivière pour le traditionnel bain quotidien.
Trompi: "Ah, le moment de bonheur du jour! Quel plaisir de s'asperger et de se rouler dans l'eau."
Tompette:" Moi, ce que je préfère, c'est quand mon maître me brosse ma peau fripée et mes longs poils à faire pâlir de jalousie les Portugaises.Un vrai massage népalais qui me donnent une nouvelle jeunesse.Ouh,ouh, ouh!!!
| tous les moyens sont bons pour se laver un peu |
Trompi : "22 v'la le croco.Quel sang froid, celui-là!Comment n'a-t-il pas plus d'escarres à rester avachi sur la rive toute la journée durant, à attendre que le gibier se présente?"
Trompette:" En tout cas, je n'irai pas mettre la patte trop près de lui la nuit tombée, quand ce dentier d'acier se met à chasser. Il bouge peu mais quand il s'y met, çà dépote.... La vache d'hier soir n'y a vu que du feu."
On entend un claquement de mâchoires du crocodile qui ouvre un oeil rouge en direction des éléphants.
Croco:"Allez vous baigner ailleurs, c'est MA rivière ici!"
Et le croco de se rendormir aussi sec.
Acte II scène 2:
C'est l'heure du bal des oiseaux dans ce lieu où 500 espèces se partagent le ciel.En face de Trompi et Trompette, les love birds sont en pleine parade nuptiale.
Trompi : "Ils sont tellement ridicules, ces deux-là: pas une minute où ils ne soient pas scotchés l'un à l'autre à se faire des mamours sans que rien autour ne puisse les distraire."
Trompette: "Moi, je trouve çà plutôt magnifique. Regarde leur belle couleur marron-orangé, tranchant avec le blanc et le noir du reste de leur plumage. Ils rayonnent de bonheur ces deux-là!"
Trompi: "Ah voilà les cigognes qui trouvent l'hiver un peu dur ailleurs. Quel vol majestueux! Elles n'ont pas peur de tourner autour du croco, elles."
Puis arrivent à tour de rôle des martins-pêcheurs, des perruches d'un jaune flamboyant, des hérons et plein de petits oiseaux des marais.Des papillons multicolores visiblement réunis à l'occasion pour le concours népalais de miss ans mister papillon, virevoltent dans les airs.
Trompette : "Ils me donnent le tournis tous ceux là à me siffloter autour de la trompe.Viens,on se rentre!"
Acte III scène 1:
C'est l'heure de la promenade en éléphant pour la famille Ambroselli. Ils arrivent bien motivés pour se frayer un chemin sur Trompi, dans la jungle environnante. Armés de jumelles et d'appareil photo, ils s'accrochent tant bien que mal dans la corbeille prévue à cet effet et quand tout le monde a à peu près trouvé sa place, le départ est donné. Comme dans tout safari le silence est de mise pour espérer surprendre le tigre du Bengale en train de chasser.
Homo sapiens sapiens Nicolas: Chuuuuuuuuuuuuuuuut!
Homo sapiens sapiens Lazare : Efan, éfan, éfan, éfan,
Homo sapiens sapiens Malo : Chuuuuuuuuuuuuuuuut Lazare!
L'homo sapiens sapiens Lazare, inspiré par l'ambiance de la jungle et du rythme donné par le balancement de l'éléphant, pousse la chansonnette durant l'heure et demie de ballade suivante provoquant l'ire de ses congénères et de ses géniteurs... Leurs multiples tentatives pour calmer sa joie furent vaines...
Homo sapiens sapiens Clémence : "Regardez, un rhino! C'est énorme, c'est énorme, cette bête"
Famille d'homo sapiens sapiens : "Oh la la!!"
L'homo sapiens sapiens Lazare cesse de chanter : "ino, ino, ino"
Puis , tapi au fond des bois, se découvre un magnifique cerf orné de bois digne d'un roi de la forêt.
Homo sapiens sapiens Nicolas : "Oh regardez, je n'en ai jamais vu un d'aussi près". Derrière! Il y a un faon et une biche.
| Biche ô ma biche |
Les aigles veillent pendant ce temps-là au grain avec ce petit air supérieur bien caractéristique et regardent cette famille s'extasier devant ses voisins de forêt tout en les protégeant d'une éventuelle attaque du python qui s'en ferait bien un petit quatre heures...
Homo sapiens sapiens Titouan, expert en jumelles : "Des singes, des singes, des singes!!! Belle démonstration d'acrobatie de nos ancêtres!!"
Homo sapiens sapiens Malo : "Un paon, un paon qui s'envole!"
Homo sapiens sapiens Nicolas voit le tigre du Bengale partout mais est visiblement doué d'un 6ème sens car c'est le seul à l'observer. Idem pour homo sapiens sapiens Clémence qui, à force de rêver d'une rencontre avec un ours lippu, ne distingue plus rêve et réalité.
C'est l'engouement général à bord de Trompi l'éléphant resté dans ses pensées depuis le début et faisant le job machinalement.
Acte III scene 2
TROMPI se parlant à lui-même : "Quelle vie , mon Dieu, quelle vie!Ils ont l'air si heureux mes amis de la jungle sans humain pour leur dicter leur loi!
Une larme coule le long de sa joue et ses yeux se mettent à pétiller. D'un coup, Trompi trompette, faisant résonner son cri dans toute la savane environnante. Il se met à courir éjectant un à un les Ambroselli abasourdis devant un tel déploiement de force.
Se remettant de ses quelques contusions, la famille observe leur déserteur au loin. Homo sapiens sapiens Lazare s'est définitivement arrêté de chanter, le bec cloué par la scène à laquelle il assiste :
Un éléphant sauvage, d'une imposante prestance, surgit dans les herbes hautes. Trompi va à sa rencontre dans une course effrénée manquant de renverser au passage un troupeau de bisons. Nos deux protagonistes se tombent dans les pattes, enlassent langoureusement leur trompe et, dans le soleil couchant, disparaissent de la vue humaine pour vivre en paix.
Acte III scène 3
La famille d'homo sapiens sapiens rentre à pied, les larmes aux yeux devant la beauté de cette riche nature, toujours victorieuse de l'homme.
Le marabout les accompagne lors de leur retour à la civilisation et leur laisse méditer pour le soir sa pensée du jour : "La nature est à l'homme ce que la mer est au pêcheur : remplie de proies mais toujours prédateur..."
RIDEAU
mercredi 30 novembre 2011
Dhampus, ce matin 6 heures, ultime adieu au Dholaghiri (8167 m), point culminant de ce concentré d'arêtes de la région des Annapurnas. La forêt à quelques mètres bruisse de chants d'oiseaux invisibles. Lentement, l'aube démasque la silhouette des géants qui émergent tels des icebergs. Les étoiles sont encore visibles et à l'opposé sur l'horizon, une traînée orange annonce l'arrivée imminente du soleil. En quelques minutes le massif passe du bleu au mauve puis, lorsque les premiers rayons solaires caressent sa cime, s'embrase littéralement d'orange et de rouge.
La journée commence, nous sommes à 1200 mètres d'altitude et redescendons en 2 heures de marche vers la ville de Pokhara ; les souvenirs de cette semaine de trek se bousculent alors...
...Veille du trek : l'unique sac à dos autorisé est ficelé tant bien que mal. Un bon steak pour chacun puis on tergiverse sur l'heure du réveil à venir mais, réflexion bien inutile car à 4 heures du matin, réveil en fanfare par les vomissements de Lazare : le steak népalais, la petite faiblesse qui nous perdit...
On arrive au petit matin à l'arrache, l'air faussement détendu pour la rencontre avec nos porteurs, une bombe virale dans notre besace. Kebal et Tula, tous deux 25 ans , ont une bonne bouille engageante, notre rayon de soleil!
Le taxi s'élève au dessus de Pokhara.Après une heure de virages, ce sont Malo et Lazare qui vomissent environ 5 fois chacun; nous sommes à court de sacs plastiques et le volant du taxi est baptisé...Pas l'ombre d'un début d'énervement de la part du chauffeur , qui compatit.
On arrive finalement au point de départ, peu confiants pour les heures à venir, mais il n'est plus temps de reculer.
Adieu la civilisation...Aux premières foulées, le regard perplexe des porteurs se fixe sur les crocks de Juliette.On comprend vite qu'il faut investir dans une paire de chaussures un peu plus tout terrain.
Le chemin remonte le long d'un cours d'eau virant au torrent pendant 2 jours de suite. Bonne mise en jambes pour ce début de trek avec une journée à 1200 mètres de dénivelé pour accéder à Ghorepani (2800 mètres) On loge dans une des nombreuses guesthouses qui jalonnent le trek, roots mais au sec...
On alterne shorts et tee-shirts le jour avec double polaire, gants , bonnet et collants la nuit ; il gèle alors et le vent est glacial.
Le troisième jour, lever 4h30 pour gravir dans la douleur et de nuit, en une heure, les 400 mètres de dénivelé qui nous séparent de Poon Hill.
A l'arrivée , c'est le choc : de ce promontoire splendide , on attend le lever du soleil qui va nous réveler cette forêt de sommets de 7000 à 8000 mètres. Le torticolis n'est pas loin tant notre regard essaye de tout saisir. Les pics paraissent à portée de chaussures et pourtant sont à 10 km à vol d'oiseau et 5000 mètres au dessus de nos têtes.
Les journées de trek sont bien rytmées : lever à 6 heures avec le jour, on enchaîne petit dèj, rangement de sac puis c'est parti pour environ 7 heures de marche; à 16h, un brin de lessive, notre élan vers la douche est souvent refroidi par la température de l'eau puis c'est l'heure de LA commande. En effet , on consulte 3 fois par jour le menu qui restera le même du début à la fin du trek afin d'essayer , mais en vain, de dénicher un plat qui nous sortira de l'éternel trio omelette, frites, pancake...
Une lecture familiale d'un chapitre du fabuleux récit d'Herzog sur la conquête de l'Annapurna en 1950 annonce le coucher des enfants à 19 heures. Quant à nous, malgré notre lutte quotidienne, on ne verra jamais 20 heures sur notre réveil.
Les jours suivants , on alterne entre paysage junglesque et monts zébrés de rizières et de fermes où Lazare arrache les poils de tous les animaux ( veaux, buffalos, chevreaux, poussins ,biquettes, chatons tout y passe). La forêt regorge de différentes espèces de singes qui se laissent approcher malgré notre discrétion légendaire. Qui dit singe dit pont de singe et forcément , çà balance...Vertigineux, s'abstenir!
C'est assez fascinant de combiner une marche dans la jungle avec de temps à autre des trouées sur le "toit du monde". Nous n'aurons pas le privilège de croiser un des léopards qui y évoluent, mais on attend d'être sur un éléphant pour s'y risquer...(cf prochain épisode)
Régulièrement, lorsque les clochettes tintent, c'est l'annonce d'une lignée de mules , chargées à bloc, qui dévalent les pentes sans complexe. On a juste le temps de se plaquer sur le flanc de la montagne afin d'éviter de redescendre plus vite que prévu au fond de la vallée...
Au 6è jour, nos guides nous ont promis une baignade dans des sources d'eau chaude : sensation inconnue depuis un mois ; on en rêve la nuit. Quand le grand jour arrive, on en profite à fond , l' eau est à 40° et le bassin dans lequel nos muscles se délassent jouxte un torrent glacé. C'est le bonheur et aussi l'occasion de se laver sous une douche chaude après 5 jours à dormir habillé...
Dans les villages loin de tout,c'est toujours le même quotidien : travaux des "champs" d'une superficie de quelques dizaines de m² , entretien du potager, tissage, élevage de quelques volailles ou chèvres. Dans cet environnement, surgissent des enfants tous en uniforme (jupes cravates chemises toujours impeccables...), courant en tongs vers leur école souvent à une bonne heure de marche , ou encore un vendeur de biscuits sur un fauteuil roulant condamné à rester en pleine pente sur ses 10m² de terre. On rencontre aussi l'ambulance locale : une chaise fixée sur le dos d'un homme, sur laquelle est bringuebalé le blessé. Le porteur à bout de souffle fait quand même la sirène en Népalais (tu tout tut) pour dépasser les mules et autres porteurs croulant sous le poids de leur charge.
Et nous, on marche sans heurts avec nos 2 véritables animateurs de colo qui finissent par chanter avec nous,"pirouette cacahuète" et "la souris verte". Ils ont rebaptisé les enfants : Detoambro(aîné en népalais), Maïlo (cadet), djoudjou et Lazargh. Titouan et Malo enfilent les kilomètres comme des sherpas sans broncher. On a eu la chance de partager cette semaine avec 2 porteurs en or, le coeur sur la main et "la banane" en permanence ; Ils ont rendu le trek à la fois ludique pour les enfants et intéressants pour nous en matière de connaissance sur la région et sur les Népalais.
A l'heure des "Au revoir", Titouan verse sa petite larme mais rendez-vous est pris pour lui dans 9 ans et 10 jours pour l'ascension du Machhapuchhare (6997 m) jusqu'alors non conquis...
Et maintenant place à la glace à la fraise et au yaourt à la banane sans modération!!!!!
On se requinque quelques jours à Pokhara avant de partir voir les éléphants dans le sud du pays à la frontière de l'Inde.
A bientôt
Vadrouiselli
| on ira, où tu voudras quand tu voudras... |
La journée commence, nous sommes à 1200 mètres d'altitude et redescendons en 2 heures de marche vers la ville de Pokhara ; les souvenirs de cette semaine de trek se bousculent alors...
...Veille du trek : l'unique sac à dos autorisé est ficelé tant bien que mal. Un bon steak pour chacun puis on tergiverse sur l'heure du réveil à venir mais, réflexion bien inutile car à 4 heures du matin, réveil en fanfare par les vomissements de Lazare : le steak népalais, la petite faiblesse qui nous perdit...
| pour nous le steak, c'est terminé!!! |
On arrive au petit matin à l'arrache, l'air faussement détendu pour la rencontre avec nos porteurs, une bombe virale dans notre besace. Kebal et Tula, tous deux 25 ans , ont une bonne bouille engageante, notre rayon de soleil!
Le taxi s'élève au dessus de Pokhara.Après une heure de virages, ce sont Malo et Lazare qui vomissent environ 5 fois chacun; nous sommes à court de sacs plastiques et le volant du taxi est baptisé...Pas l'ombre d'un début d'énervement de la part du chauffeur , qui compatit.
On arrive finalement au point de départ, peu confiants pour les heures à venir, mais il n'est plus temps de reculer.
Adieu la civilisation...Aux premières foulées, le regard perplexe des porteurs se fixe sur les crocks de Juliette.On comprend vite qu'il faut investir dans une paire de chaussures un peu plus tout terrain.
| Kebal et Djoudjou,adaptation népalaise de Roméo et Juliette |
Le chemin remonte le long d'un cours d'eau virant au torrent pendant 2 jours de suite. Bonne mise en jambes pour ce début de trek avec une journée à 1200 mètres de dénivelé pour accéder à Ghorepani (2800 mètres) On loge dans une des nombreuses guesthouses qui jalonnent le trek, roots mais au sec...
On alterne shorts et tee-shirts le jour avec double polaire, gants , bonnet et collants la nuit ; il gèle alors et le vent est glacial.
Le troisième jour, lever 4h30 pour gravir dans la douleur et de nuit, en une heure, les 400 mètres de dénivelé qui nous séparent de Poon Hill.
A l'arrivée , c'est le choc : de ce promontoire splendide , on attend le lever du soleil qui va nous réveler cette forêt de sommets de 7000 à 8000 mètres. Le torticolis n'est pas loin tant notre regard essaye de tout saisir. Les pics paraissent à portée de chaussures et pourtant sont à 10 km à vol d'oiseau et 5000 mètres au dessus de nos têtes.
| lever de soleil sur le clemappurna (165 cm) |
| riz au lait |
Les journées de trek sont bien rytmées : lever à 6 heures avec le jour, on enchaîne petit dèj, rangement de sac puis c'est parti pour environ 7 heures de marche; à 16h, un brin de lessive, notre élan vers la douche est souvent refroidi par la température de l'eau puis c'est l'heure de LA commande. En effet , on consulte 3 fois par jour le menu qui restera le même du début à la fin du trek afin d'essayer , mais en vain, de dénicher un plat qui nous sortira de l'éternel trio omelette, frites, pancake...
Une lecture familiale d'un chapitre du fabuleux récit d'Herzog sur la conquête de l'Annapurna en 1950 annonce le coucher des enfants à 19 heures. Quant à nous, malgré notre lutte quotidienne, on ne verra jamais 20 heures sur notre réveil.
| Daal bhaat,matin,midi et soir et sans les pieds |
Les jours suivants , on alterne entre paysage junglesque et monts zébrés de rizières et de fermes où Lazare arrache les poils de tous les animaux ( veaux, buffalos, chevreaux, poussins ,biquettes, chatons tout y passe). La forêt regorge de différentes espèces de singes qui se laissent approcher malgré notre discrétion légendaire. Qui dit singe dit pont de singe et forcément , çà balance...Vertigineux, s'abstenir!
| tarzan la banane |
| va-t'y tenir ou ben non... |
C'est assez fascinant de combiner une marche dans la jungle avec de temps à autre des trouées sur le "toit du monde". Nous n'aurons pas le privilège de croiser un des léopards qui y évoluent, mais on attend d'être sur un éléphant pour s'y risquer...(cf prochain épisode)
Régulièrement, lorsque les clochettes tintent, c'est l'annonce d'une lignée de mules , chargées à bloc, qui dévalent les pentes sans complexe. On a juste le temps de se plaquer sur le flanc de la montagne afin d'éviter de redescendre plus vite que prévu au fond de la vallée...
| Machhapuchhare 6997 m |
| une bande de thons remontant la montagne... |
Au 6è jour, nos guides nous ont promis une baignade dans des sources d'eau chaude : sensation inconnue depuis un mois ; on en rêve la nuit. Quand le grand jour arrive, on en profite à fond , l' eau est à 40° et le bassin dans lequel nos muscles se délassent jouxte un torrent glacé. C'est le bonheur et aussi l'occasion de se laver sous une douche chaude après 5 jours à dormir habillé...
| dysneyNépal |
Dans les villages loin de tout,c'est toujours le même quotidien : travaux des "champs" d'une superficie de quelques dizaines de m² , entretien du potager, tissage, élevage de quelques volailles ou chèvres. Dans cet environnement, surgissent des enfants tous en uniforme (jupes cravates chemises toujours impeccables...), courant en tongs vers leur école souvent à une bonne heure de marche , ou encore un vendeur de biscuits sur un fauteuil roulant condamné à rester en pleine pente sur ses 10m² de terre. On rencontre aussi l'ambulance locale : une chaise fixée sur le dos d'un homme, sur laquelle est bringuebalé le blessé. Le porteur à bout de souffle fait quand même la sirène en Népalais (tu tout tut) pour dépasser les mules et autres porteurs croulant sous le poids de leur charge.
| paille ambulante,magie-magie |
Et nous, on marche sans heurts avec nos 2 véritables animateurs de colo qui finissent par chanter avec nous,"pirouette cacahuète" et "la souris verte". Ils ont rebaptisé les enfants : Detoambro(aîné en népalais), Maïlo (cadet), djoudjou et Lazargh. Titouan et Malo enfilent les kilomètres comme des sherpas sans broncher. On a eu la chance de partager cette semaine avec 2 porteurs en or, le coeur sur la main et "la banane" en permanence ; Ils ont rendu le trek à la fois ludique pour les enfants et intéressants pour nous en matière de connaissance sur la région et sur les Népalais.
| début d'une grande carrière |
| l'essence locale |
| un guerrier maoïste égaré |
A l'heure des "Au revoir", Titouan verse sa petite larme mais rendez-vous est pris pour lui dans 9 ans et 10 jours pour l'ascension du Machhapuchhare (6997 m) jusqu'alors non conquis...
Et maintenant place à la glace à la fraise et au yaourt à la banane sans modération!!!!!
On se requinque quelques jours à Pokhara avant de partir voir les éléphants dans le sud du pays à la frontière de l'Inde.
A bientôt
Vadrouiselli
| fais dodo... |
| colère devant l'Annapurna Sud |
| fabricant de collier |
| un nouveau p'tit frère |
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